• CHAPITRE 12➤

    Le garçon ne parvint pas à réprimer cette envie d'afficher un tel sourire. Crispé ? Moqueur ? Aucune idée. Mais ce rictus fit grimacer les lèvres de celle qui avait arraché la peau de cet homme au niveau de la clavicule. Elle fixait en silence celui qui tentait de braver la mort... vainement puisque son dernier souffle fut poussé et son regard, plein de faux espoirs fut balayé par le vide. Am riait, heureux de revoir sa chère amie. La jeune fille, quant à elle remarqua la légère entaille sur la joue de son compagnon.

     

    <<Roxane ! J'ai eu si peur ! Tu vas bien ?>>

     

    <<Hm... Ça va ? Ils... Ils ne t'ont pas fait de mal ?>> Demanda-t-elle.

     

    Am ne répondit rien. Il semblait soudain trop absorbé par les restes de son prétendu bourreau. Sans prévenir. Un coup de pied. Puis un autre. S'installant sur le cadavre, ce furent aux poings de cogner. Puis à la lame de fissurer visage, gorge, et tous ce qui pouvait être écorché. Il semblait incontrôlable, complètement enragé. Roxane, horrifiée par cet acte d'irrespect et prise d'un élan de courage, ne pu s'empêcher de le tirer en arrière de toutes ses forces pour l'empêcher de nuire.

    Son compagnon, furieux et plein de haine lui adressa un bien méchant regard. Ses yeux brillaient d'une lueur emplie de rancune et de douleur. Qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver ces derniers jours ? Qu'est-ce que les survivants avaient bien pu lui faire pour finir dans un tel état ? Un hurlement de désespoir. Sa main stoppa miraculeusement le coup. Am avait essayé de lui enfoncer le couteau de chasse dans l’œil. Par pure bonté du destin, Roxane échappa à ce sort.

     

    <<Am ! Calme-toi ! Qu'est-ce qui te prend ?>> Cria-t-elle.

     

    <<Laisse-moi le tuer autant de fois qu'il le faudra pour qu'il paye !>>

     

    <<Mais ça ne va pas la tête ? Il est mort ! MORT ! Tu as eu ce que tu voulais !>>

     

    <<IL A OSÉ MENACER TA VIE AVEC SON FLINGUE !>> Aboya-t-il.

     

    Le silence. Am avait raison d'être en colère. Mais ce n'était pas une excuse. Le jeune homme venait de l'attaquer juste parce qu'elle était intervenue. Le mépris qui sommeillait en elle bouillonnait à présent. Ils avaient poussé son ami à bout. Il devait être encore plus épuisé qu'à l'accoutumé. Ce n'était pas bénéfique pour sa faible santé mentale. C'était inexcusable. Ces hommes et ces femmes qui lui avaient enlevé son compagnon de route devaient payer pour ce blasphème.


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