• CHAPITRE 29➤

    Sillonnant les couloirs. S'élançant tel un fauve. Il ne faisait preuve d'aucune pitié. Personne n'échappait à son sillage de destruction. Corbeau noir aux plumes rouges. Tel un ange de la mort, il fondait sur ses proies. Un seul objectif ; récupérer ses affaires et s'enfuir. Loin, très loin de ce lieu maudit. Tenant fermement la main de son amie, il eu un léger sursaut. Un couinement. Un petit cri étouffé de douleur. Sans rien dire, son regard se détourna de la route. De la longue allée, son attention avait été requise pour voir son amie souffrir. Ses pupilles. Ses iris. Les yeux de Roxane étaient livides. Ils étaient si pâles, presque blancs. La lèvre inférieure de la jeune fille tremblait violemment. Horrifié, Am n'avait aucune réaction. Sous le choc, aucune pensée rationnelle ne lui parvint. Elle devenait comme EUX. Un véritable frisson de panique.

     

    <<Et bien. On dirait que ta copine est en train de crever.>> Fit une voix dure et cassante.

     

    Un bond d'effroi. Il ne pouvait que reconnaître ce ton autoritaire et moqueur. Cette odeur de cigarette. Cette aura pestilentielle d'où émanaient des effluves d'alcool. Tandis que son amie agonisait, le garçon dirigea son regard vers cet homme qu'il haïssait tant ; son père. Face à lui, jamais le jeune homme n'avait osé élever la voix. Celui qui se tenait devant lui et Roxane était un homme mauvais. Un pervers narcissique. Un monstre. Am avait espéré que cette chose se soit faite dévorée. Ce n'était clairement pas le cas. La rage fit rougir ses poings.

     

    <<Elle n'est pas en train de mourir.>> Marmonna Am.

     

    <<Ne me parle pas comme ça, petite merde. Tu veux que je t'en colle une ? C'est ça ?>> Lança le monstre.

     

    <<Dégage. Hors de mon chemin.>> Répondit le garçon, tremblant de peur.

     

    <<On fait le fier devant sa copine à moitié morte ?>>

     

    Roxane n'allait pas rendre son dernier soupir. Elle était immunisée. Am le savait. Quelle haine écœurante et pourtant si délectable. Cette flamme grandissante en son cœur. Cette rancune pitoyablement grotesque mais néanmoins puissante. Un simple souvenir ; le sang auquel il avait goûté. Qu'il avait fait couler. Soudain, une vive mais brève douleur. ILS l'avaient griffé. Était-il donc contaminé ? Non. Pour la simple et bonne raison qu'il était protégé. Tout comme l'adolescente. Il réfléchit. Son père n'avait probablement pas le droit de leur faire du mal. Mais lui, il pouvait. Et il le ferait. Il massacrerait cet homme qui n'en était pas un.

     

    <<Tu veux savoir où sont tes affaires ?>> Demanda son père, arborant un sourire provocateur.


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